Objets connectés - Internet of Things

Pourquoi les objets connectés envahissent-ils notre quotidien?

Il ne se passe pas une semaine sans qu’un média parle des objets connectés ou de l’Internet des objets pour mieux faire l’inventaire des dernières innovations sensées bouleverser notre quotidien. Et cela semble porter ses fruits puisque 76% des français disent avoir entendu parler des objets connectés selon une étude Médiamétrie de février 2014. Et si l’on se penchait quelques minutes sur leur origine, leur raison d’être, et leur place dans notre monde numérique. Petit tour d’horizon par votre serviteur.

Parce que les technologies numériques sont pervasives

Les technologies en se perfectionnant se miniaturisent et finissent par s’intégrer à d’autres technologies pour donner de nouveaux usages. Miniaturisez un système d’horlogerie, intégrez-le dans un four ou une cafetière , et vous obtiendrez un objet programmable qui vous permettra de gagner du temps ou de moins en perdre pour ceux dont le temps est compté. Le numérique n’échappe pas à cette porosité et nous assistons aujourd’hui à une miniaturisation telle de l’informatique qu’elle s’intègre à l’ensemble de notre environnement physique, et peut-être un jour biologique comme l’espèrent certains.

 

Le Nabaztag de Rafi Haladjian
Le Nabaztag de Rafi Haladjian

Pour reprendre une formule chère à Rafi Haladjian, les technologies numériques sont par nature pervasives. C’est-à-dire que les objets interagissent entre eux, avec ou sans action particulière de l’utilisateur humain. Les objets connectés et l’Internet des objets (IoT pour Internet of Things) sont l’expression visible et concrète de cette réalité. Notre environnement matériel est progressivement connecté à des serveurs, bardé de capteurs dont les données sont analysées par des systèmes informatiques, qui à défaut de le rendre « smart » le transforme et lui ajoute de nouveaux usages.

Parce que les objets connectés reposent sur des technologies standardisées au niveau mondial

Nous sommes plus de trois milliards d’Internautes sur Terre, et les objets connectés plus de douze milliards. On estime qu’ils pourraient être plus de cinquante milliards d’ici à 2020 grâce à la standardisation des technologies nécessaires à leur développement et le déploiement d’Internet sur toute la planète. Tous les objets utilisant l’informatique et Internet pour collecter, transmettre ou stocker des données sont considérés comme des objets connectés, à commencer par nos ordinateurs, smartphones, tablettes, imprimantes, mais aussi nos TV, nos voitures, les montres, etc. Ils utilisent pour cela le Bluetooth ou le NFC et le RFID, éthernet, le Wifi, les réseaux 3G/4G/5G… Autant de technologies partagées par tous sans qu’il ne soit fait état de spécificités locales autres que celles de l’usage par les individus. Si les français sont peu friands de QR Code lorsqu’il s’agit de consulter un contenu Web sur leur smartphone depuis un magazine ou une affiche, d’autres en revanche ne jurent que par eux, les coréens par exemple. Sinon, pourquoi la société derrière Shazam aurait-elle lancée récemment un système de reconnaissance visuelle par QR Code en plus du tagging audio qui a fait son succès international ?

Parce que les objets deviennent multifaces et facilitent la gestion de notre quotidien

Smart Kid Scale de Withings
Smart Kid Scale de Withings

 

  • Un pèse bébé connecté tel le Smart Kid Scale de Withings vous donne bien entendu le poids de votre petite merveille mais il vous permet aussi de suivre l’évolution de sa taille et de sa nutrition à travers l’enregistrement des prises de biberons et des allaitements, et la comparaison avec sa croissance. Plus qu’une balance, un véritable carnet de santé numérique.
  • Une brosse à dent connectée (Oral B) vous permet non seulement de vous laver les dents, mais vous indique aussi en temps réel les zones insuffisamment brossées ou oubliées pour une meilleure hygiène.
  • Des lunettes connectées comme les Google Glass ne permettent pas seulement à celui qui les porte de mieux percevoir son environnement par un ensemble de données en réalité augmentée, elles diffusent ce qu’il voit à des internautes pour leur faire vivre un événement en direct par exemple.
  • Le lave-linge connecté WW9000 de Samsung n’est pas seulement pilotable à distance grâce à un smartphone, il propose un dosage automatique de l’eau, du détergent et le programme adéquat selon le niveau de saleté du linge. Mais surtout il permet de réaliser des économies d’eau et de lessive dans un but écologique et économique.

 

Google Car, voiture autonome
Google Car

Ces objets connectés ne se contentent pas tous de transmettre nos données d’usage, certains sont conçus pour analyser nos actions et notre environnement quotidien jusqu’à devenir autonomes et réguler ou régir notre environnement à notre convenance personnelle sans intervention humaine.

  • Le Thermostat de Nest Labs (Google) apprend de notre comportement en situation de consommation d’énergie, à quel moment changeons-nous la température, dans quel contexte, et il finit par la réguler de lui même afin d’éviter les pics de consommation d’énergie qui coûtent cher au consommateur comme au fournisseur.
  • La Google Car ne nécessite plus de conducteur. Elle nous conduit à n’être que de simples passagers et s’occupe de gérer le trajet en s’adaptant à l’environnement dans lequel elle se déplace.

Parce que Big Brother est cool !

Combien de personnes sont aujourd’hui capables d’expliquer l’affaire Snowden ? La loi française sur le renseignement a-t-elle mené les gens dans la rue ? Les internautes arrêtent-ils d’utiliser Google qui amasse nos données personnelles pour mieux nous cibler ?

Non, rien de tout cela. L’analyse et la surveillance individuelle via le numérique sont entrées dans les consciences comme allant parfois de soi et acceptées sans autre considération. Les objets connectés qui accroissent ce phénomène n’en sont que l’expression la plus visible et ne sont que rarement perçus comme nocifs. Ils sont bien souvent l’objet de curiosité ou de convoitise comme l’Apple Watch car leur connectivité est présentée sous un angle positif.

  • La santé et le bien être grâce au quantified self, qu’il s’agisse de la mesure de notre activité physique avec un bracelet Jawbone ou de l’analyse de certaines pathologies grâce au Health Kit d’Apple par exemple, afin de faire progresser la recherche médicale.
  • L’épanouissement personnel, avec l’accessibilité permanente des médias, la musique, les films, et les jeux qui nous accompagnent où que l’on aille pour faire de chaque moment un divertissement.
  • Un confort accru grâce à l’anticipation des problèmes de transports quotidiens, la gestion à distance du chauffage, de nos tâches ménagères (lave-linge connecté), etc.
  • Une meilleure gestion des ressources énergétiques grâce à la régulation et l’optimisation de notre consommation de gaz ou d’électricité. Pensez au thermostat Nest par exemple. Ce serait nier l’impact par ailleurs catastrophique du digital sur l’environnement.

Mais le refus de cette connectivité non régulée peut parfois s’avérer violente. Il n’est qu’à voir les agressions de porteurs de Google Glass à San Francisco. 

Big Brother is not watching you, he’s with you !

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